Biographie
L’auteur
Docteur ès Lettres, Valère Staraselski est membre du Comité d’Honneur de la Société des Amis d’Elsa Triolet et Aragon et membre du Conseil Scientifique de la Fondation gabriel Péri.
Valère Staraselski est né le 18 janvier 1957 à Créteil et grandit au sein d’une famille d’accueil dans un village d’Ile de France puis travaille tôt tout en suivant des études qu’il mènera jusqu’à une licence d’histoire et un doctorat de lettres. Il sera serveur, agent hospitalier, documentaliste, maître d’internat, attaché parlementaire au sénat, chargé de cours à l’université, chef de cabinet dans une mairie, rédacteur en chef de CCASInfos ; il est actuellement directeur de la Culture de la CCAS.
Valère Staraselski est membre du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri, du Comité d’Honneur de la Société des amis d’Elsa Triolet et Aragon, du Conseil de rédaction de la revue en ligne lafauteadiderot.net dont il est le co-fondateur avec Eric Le Lann.
Dès son premier roman publié en 1990, avec son titre emprunté à un motet de Vivaldi, Dans la folie d’une colère très juste, il affirme une vraie personnalité littéraire. « Staraselski sait mener avec finesse ses personnages ; il possède aussi l’art du portrait. On songe souvent au Roger Vailland des Mauvais coups ou du Jeune homme seul » assure Philippe Lacoche du Magazine Littéraire. Puis vient Le Hammam, un recueil de nouvelles, Exigence, rythme et précision, salué par Alain Bosquet dans Le Quotidien de Paris.
La suite est consacrée à une biographie de Louis Aragon qui fait autorité. Aragon, la liaison délibérée. Considéré comme un « livre indispensable pour qui veut dévisager le véritable Aragon », cet ouvrage « rejetant l’option récurrente du clivage pour aller au-delà des apparentes contradictions et explorer les zones obscures, traque cette "liaison délibérée" entre l’écriture et l’acte politique dans les faits, dans les écrits, dans les relations, dans les actes de Louis Aragon, et balaie au passage les contrevérités et les médiocres commentaires des censeurs de tous bords. Il dévoile cette pure volonté qui anime Aragon, d’éveiller, de libérer, bien moins des folies meurtrières des hommes que de l’hypocrisie, de la lâcheté, de la bassesse, de la haine ordinaires qui les nourrissent » écrit Rémi Boyer dans Faites entre l’infini.
Suivront deux essais : Aragon, l’inclassable et Aragon, l’invention contre l’utopie, puis viendra un roman, Un homme inutile qui selon Patrick Kechichian du Monde « appartient à la tradition du roman réaliste et social, dont les grands ancêtres sont Zola et bien sûr Vallès ». « Ce récit au thèmes céliniens, sans complaisance face aux réalités sociales de notre fin de siècle » (Nouvel observateur) « est un roman noir social d’une rare efficacité » selon Pierre Drachline dans l’Humanité. Un recueil de nouvelles La revanche de Michel Ange paraîtra ensuite ainsi qu’un roman Monsieur le Député, « Roman-réalité dans les couloirs de l’Assemblée » selon Didier Jacob du Nouvel Observateur.
Il faut savoir désobéir, Garder son âme reprendront pour partie des chroniques parues dans Libération, l’Humanité, Témoignage-Chrétien, Vendémiaire....
Voyage à Assise relatera les impressions de l’écrivain lors de l’assemblée de prières pour la paix dans le monde à Assise, convoquée par le Pape Jean-Paul II, le 24 janvier 2002.
Paraîtra par la suite Une histoire française, Paris janvier 1789 qui selon François Eychart, dans Les Lettres françaises, « est le récit des vingt-cinq années qui précèdent le choc de 1789 telles que les revoit l’avocat Doudeauville qui se croit à l’article de la mort. Ce roman touche à un problème capital : comment appréhender le futur ? C’est en cela qu’il est un des plus ambitieux de Valère Staraselski ».
BIBLIOGRAPHIE
Dans la folie d’une colère très juste, 1990, Roman, Messidor, puis l’Harmattan
lu dans la presse
"Le jour de la chute du mur de Berlin, Valère Staraselski recevait l’aval de son éditeur pour publier Dans la folie d’une colère très juste. A l’heure où le Parti fête ses 70 ans et son entrée dans le troisième âge sans éclat, ce jeune homme refuse de réviser ses utopies. Recherche une troisième voie désespérément. Valère Staraselski ou le néocommuniste..." Chantal de Rudder, Le Nouvel Observateur
"Cette rupture du sage ordonnancement des idées classiquement romanesques sent le soufre de l’anticonformisme... cette histoire augure d’espoirs : on a en effet affaire à une vraie personnalité littéraire". Monique Houssin, L’Humanité Dimanche
"Robert Perrault, le personnage de Dans la folie d’une colère très juste, gravit un à un les degrés du chemin de croix que constituent, pour un communiste, les années 80. Le sacre du Panthéon, l’état d’urgence en Pologne, la démission des ministres communistes... Valère Staraselski présente un profil idéal, façonné avec opiniâtreté à la grande école du militantisme politique". Marie Dominique Lelièvre, L’Evénement du Jeudi
"Euphémisme de dire que ce premier roman de Valère Staraselski, est un texte d’opinion. Il n’est heureusement pas que cela. Les pierres des idées baignent dans l’eau vive de la narration poétique, Staraselski sait mener avec finesse ses personnages ; il possède l’art du portrait. On songe souvent au Roger Vailland des Mauvais coups ou du Jeune homme seul..." Philippe Lacoche, Le Magazine Littéraire
Le Hammam, 1993, nouvelles, Scandéditions, puis l’Harmattan
lu dans la presse
"Mon premier est un amant qui s’étiole dans l’attente de l’Autre (la Lettre ou les Impudeurs). Mon second est un veuf qui revisite tant et si bien le passé de son couple défait qu’il en découvre les mensonges (le Gorille). Mon troisième, cloué sur son lit d’hôpital, voit passer un voisin de chambre lumineux (Le Val d’Or ), mon quatrième est un pion esseulé et placide (Le Maître d’internat), mon cinquième, un amoureux, des bains de vapeurs, des grandes eaux de Versailles et de la belle Psylvia (le Hammam). Mon tout est un recueil de nouvelles d’un jeune romancier qui, à l’évidence, a du métier. A suivre." Gérard Streiff, Regards
"Cinq nouvelles comme autant de gammes fructueuses d’un jeune auteur qui a du talent. Il court explicitement sur les traces de ses admirations, d’Aragon à Pouchkine, décline les techniques narratives, mais garde toujours un quelque chose bien à lui qui fait tilt, rythme et précision". Bertrand Leclair, Info-Matin
"Avec Le Hammam de Valère Staraselski, nous découvrons un conteur tout d’allant, de malice et de douce perversité. Il sait faire parler monsieur Tout-le-monde, en demi-phrases juteuses, et il sait, à l’opposé de ce vérisme, mener avec une étonnante précision, l’analyse d’une atmosphère." Alain Bosquet, Le Quotidien de Paris
"L’accumulation de petits riens du quotidien, l’inclusion de l’Histoire par petites touches, l’association d’idées en toile de fond d’un jeu sur le verbe et la littérature dessinent à chaque fois un décor personnel et séduisant." Michel Guilloux, L’Humanité
Un homme inutile, 1998, roman, Paroles d’Aube, puis La Passe du vent
lu dans la presse
"Le jaillissement de l’amitié est de l’amour ne fait que rehausser le tragique de ce récit aux thèmes céliniens, sans complaisance face aux réalités sociales de notre fin de siècle". Le Nouvel Observateur
"Un homme inutile est un roman noir social d’une rare efficacité. Valère Staraselski n’assène pas de grandes phrases définitives et il évite l’écueil des indignations enrobées de bonne conscience. Sa colère et son refus de la société cannibale sont servis par un style parfaitement tenu. Les faits sont livrés dans leur obscène vérité et chaque détail sonne juste." Pierre Drachline, L’Humanité "Un homme inutile appartient à la tradition du roman réaliste et social, dont les grands ancêtres sont Zola et bien sûr Vallès. Plus près de nous, on songe à Henri Calet, à Emmanuel Bove, aux minutieux observateurs d’un quotidien sans prestige ni séduction. La minutie du regard, cette fausse neutralité, ce détachement simulé et ce désenchantement que le réalisme rend parfois comme halluciné. Ce qui est beau et réussi dans Un homme inutile, c’est la manière dont l’écrivain fait se croiser des personnages à l’intérieur d’un espace urbain où ils sont comme perdus." Patrick Kechichian, Le Monde
La Revanche de Michel-Ange, 2000, nouvelles, La Passe du vent
"Le privilège de l’artiste repose intrinsèquement sur des devoirs ! clama presque l’écrivain. Pour Michel-Ange, il s’agit en fait, je crois, de supériorité... Une supériorité ou un accomplissement, si vous préférez, basé sur la volonté acquis par le travail et le choix, dès le départ, de ne pas suivre le style raffiné des artistes de son temps. Car là commencent à se créer les conditions de sa singularité, il s’est en effet tourné vers la tradition monumentale de l’art toscan : Giotto et Masacio, artistes qui vécurent un ou deux siècles avant lui ! Artistes chez lesquels il avait trouvé grandeur et dignité exprimées dans des formes simples. Croyez m’en, Charles, Michel-Ange ne bénéficia pas que d’avantages, il eut, tout Michel-Ange qu’il était, à supporter de sérieux inconvénients à subir bien des avanies qui pouvaient à chaque instant le faire choir de sa situation." Extrait
Monsieur le député, 2002, roman, Cherche Midi éditeur
lu dans la presse
"Un roman-réalité dans les couloirs de l’Assemblée" Le Nouvel Observateur
"Valère Staraselski décrit les débats de l’Assemblée nationale avec une minutie d’entomologiste". Liberté Hebdo
"Valère Staraselski réussit à tenir son lecteur en haleine. A nous rendre ses personnages criants de vérité. A faire de sa fiction le roman de notre histoire". Témoignage Chrétien
"Staraselski a écrit une oeuvre qui peut faire date dans l’actuel climat politique délétère". Revue de la Ligue des Droits de l’Homme
"Valère Staraselski force le lecteur de gauche à s’interroger, sans caricature populiste sur les moeurs politiques". L’Humanité
Les vanités évanouies. Colette écrivait "un homme politique, c’est un homme qui est persuadé qu’il va réussir où d’autres ont échoué" et le héros de Monsieur le Député de Valère Staraselski n’échappe évidemment pas à cette banale règle psycholologique". L’Echo du Centre
Une Histoire française, 2006, roman, Cherche Midi éditeur
lu dans la presse
"Fidèle à la veine classique déjà remarquablement recherchée dans ses précédents écrits (nouvelles, romans), l’auteur propose un récit saisissant d’une France pré-révolutionnaire où sont restituées les grandes et petites figures d’un monde qui ne sait pas encore qu’il est appelé à disparaître et où "le bonheur de vivre" de quelques-uns piétine avec allégresse la souffrance du plus grand nombre..." Pierre Chaillan, Le Patriote Côte d’Azur
"Sofia Coppola réécrit la vie de Marie-Antoinette à coups de musique rock. Valère Staraselski préfère illustrer les bons manuels d’histoire. Il sait en tirer des images et des scènes. Son lecteur plonge dans le Paris d’il y a deux siècles, il partage les hantises et les espoirs du temps." Michel Delon, Le Magazine littéraire "Avec un incontestable talent, Valère Staraselski nous offre un roman didactique, envoûtant, un éclairage sur le Siècle des Lumières en même temps qu’une lumière sur notre époque plongée dans la pénombre. Nous tenons là un ouvrage annonciateur du renouveau des Lumières." Bernard Giusti, L’Humanité
"Les têtes s’échauffent, le feu se répand par degrés. Valère Staraselski suit la prolifération des métastases jusqu’à son terme (...) Ce roman passionnant enregistre la température du corps social jusqu’à son explosion finale." Alfred Eibel, Valeurs actuelles
Vivre intensément repose, 2007, nouvelles, La Passe du vent
lu dans la presse
"La littérature - nous ne parlons pas de la médiocrité mise en livre - est, toujours porteuse d’une contestation, ou témoignage de rébellions, voire vecteur de révolution mais, avec Valère Staraselski, l’écrit, bref ou long, se fait subversion, nouvelle subversion, et nous avons fort besoin de nouvelles subversions, en grand nombre, originales, invisibles et puissantes. Au lieu de nous proposer un essai politique que nous ne lirons pas ou n’entendrons point, il en appelle à notre sueur et à nos peurs, plutôt qu’à nos concepts. " Rémi Boyer, Chemins de traverse
"La nouvelle éponyme de ce recueil place le lecteur face à un écrivain conscient du « prix à payer » quand on décide d’écrire : « le manque de temps ». Vincent, le narrateur, évoque ainsi la dure condition de l’écrivain que ses publications, même nombreuses, ne parviennent pas à faire vivre : « le temps est dévoré. Il faut à la fois subvenir à ses besoins - quand il n’y a pas à rechercher un emploi - et exercer son art. C’est tout. C’est comme ça. » Le constat résigné mais sans amertume d’une situation qui ne l’empêche pas d’être heureux de vivre et d’écrire (d’où la devise qui tient lieu de titre à ce texte), et de le proclamer. " Blandine Longre, Sitarmag
Ces huit textes, d’inégales longueurs, datés en sous-titre « du siècle dernier », parlent, chacun à sa façon de la vie vivante. Nés de l’imagination de leur auteur et reliés à la vie vécues ou rêvée, c’est tout un. Et lui, Valère, avec sept personnages féminins sur huit nouvelles, n’appartient-il pas au moins autant aux femmes, aux chatons et aux mésanges, tandis que s’égrènent les notes de Couperin ? Allons, cher Staraselski, comme on dit en latin « vale ! », c’est-à-dire porte-toi intensément !" Raymond Vidal, Le Patriote
"Les récits de Valère Staraselski engagent à regarder les autres autrement. Ces autres qui ne peuvent se réduire à ce qu’ils affichent d’eux-mêmes. Avec Vivre intensément repose - formule provocatrice pour une réalité largement partagée - son troisième recueil de nouvelles, Staraselski nous parle des femmes. Mais pas seulement, car chez lui ni le social, ni l’histoire ne sont jamais évacués mais au contraire pris à bras le corps par son écriture classique et percutante." Christian Valléry, La Nouvelle Vie Ouvrière
Nuit d’hiver, 2008, Cherche Midi éditeur
lu dans la presse
Nouvel observateur Par Didier Jacob
Au fil des essais et des romans (c’est son cinquième), l’oeuvre de Valère Staraselski prend corps et finesse, profondeur aussi. Ce toqué d’Aragon dresse le portrait d’un pianiste qui, lors d’un voyage à Prague, se souvient de son enfance. Placé chez sa tante dans les années 1960, Joseph Esperandieu doit supporter les hivers rudes de Seine-et-Oise, la méchanceté de Sournoise, la tyrannie de Willy, sa teigne de cousin. C’est l’histoire racontée, vivace comme une fantaisie de Schubert, d’un enfant mal-aimé sauvé par la musique.
L’Humanité - 23 octobre 2008 Luc Vigier
Mais si je dis que l’écriture de Valère Staraselski bouge sur ses bases, c’est que j’y lis une volonté de saisir de manière beaucoup plus compacte les instants décisifs d’un psychisme, d’une personnalité, d’un caractère. Si l’écriture à mon sens bouge sur ses bases, c’est que l’espace mental de l’enfance revisité par l’adulte musicien offre des aperçus cinglants. Ainsi suit-on Joseph, dont le nom dissimule mal en réalité un espoir placé d’abord dans les forces profondes de l’homme de chutes en coups et d’effacements en affirmations, par la littérature, puis par le piano, dont l’apprentissage nous est cependant masqué. Le monde social qui entoure ce garçon trop tôt vieilli apparaît dans tout son déséquilibre et nous retrouvons la tonalité « roman à thèses » des œuvres précédentes : « Ah les héritiers, ils en sont persuadés, parlent d’un lieu qui ne peut se nommer qu’évidence ». Désormais, la vérité du monde sera ressentie loin des évidences théoriques à l’aune de cette « tension constitutive ». Cette tension qui anime la plume de Staraselski et qui devrait aussi, bientôt, la libérer.
Christian Valléry-humanite.fr
Ce pourrait être un roman "d’initiation", tant il est vrai qu’à chaque page, à chaque souvenir exhumé quelque chose se cherche. Non pas du côté de la vérité, trop erratique, plurielle, mouvante, mais bien plutôt celui de l’humanité, dans son sens le plus littéral, le plus singulier. Le titre même du livre en témoigne : Nuit d’hiver est le nom de ce tableau, sis à Prague, vers lequel l’auteur-narrateur tourne inlassablement son regard et son désir...
Propos recueillis par Julien Sevran La Nouvelle Vie Ouvrière 14 novembre 2008
RENCONTRE - Valère Staraselski
Souvenirs exhumés
Valère Staraselski nous a concocté un nouvel opus. Nuit d’hiver est un roman qui explore les drames d’une enfance des années 1960 et les tourments d’un homme, pianiste réputé, à l’aube du nouveau siècle.
Alfred Eibel La Revue littéraire - Automne 2008
Ceux qui dès l’enfance sont imbibés de musique savent qu’elle seule rappelle de manière prégnante les étapes de notre vie passée. L’enfance de Joseph Espérandieu dans un village de France immobile. Pas pour longtemps. Dans la tête de l’enfant s’installe une rivalité, entre son monde à lui et la réalité. La comtesse de Ségur est de la partie, la magie des Mémoires d’un âne. L’enfant à une jambe à l’Est de l’Europe et l’autre dans cette campagne perdue qui peu à peu est envahie de voitures. « La campagne définitivement ». Joseph l’adopte, avec son catéchisme et le Dieu invisible en sentinelle. Valère Staraselski a trouvé le juste équilibre entre le moral, l’intelligence, la science de l’âme et le sens du merveilleux, qu’il ressuscite dans une langue simple et belle.
Essais
Aragon, la liaison délibérée, 1995, biographie, L’Harmattan. Revue et corrigée - 2005
"Il y a surtout la très belle étude de Louis Aragon par le romancier et essayiste Valère Staraselski. Aragon la liaison délibérée est un livre indispensable pour qui veut dévisager le véritable Aragon. Valère Staraselski a en effet choisi d’étudier l’homme dans sa totalité, à la fois dans ses multiples visages et dans son unité. Rejetant l’option récurrente du clivage pour aller au-delà des apparentes contradictions et explorer les zones obscures, il traque cette "liaison délibérée" entre "l’écriture et l’acte politique" dans les faits, dans les écrits, dans les relations, dans les actes de Louis Aragon, et balaie au passage les contrevérités et les médiocres commentaires des censeurs de tous bords. Il dévoile cette pure volonté qui anime Aragon, d’éveiller, de libérer, bien moins des folies meurtrières des hommes que de l’hypocrisie, de la lâcheté, de la bassesse, de la haine ordinaires qui les nourrissent" Rémi Boyer, Vendémiaire
Aragon, l’inclassable, 1997, essai littéraire, L’Harmattan
A partir de La Mise à Mort, paru en 1965, et de Théâtre/Roman publié en 1974, l’auteur propose une lecture de l’œuvre dans son ensemble. Les relations de l’écrivain avec la critique, la place et le rôle de l’imaginaire, la conception du roman, du mentir-vrai, le réalisme sont ici envisagés en rapport notamment avec les travaux de Lacan, Althusser, Blanchot, Derida, Heidegger et l’œuvre de Lautréamont.
Aragon, l’invention contre l’utopie, 1997, Bérénice
"Qui parle contre l’utopie, on le tient pour se détourner de l’avenir, quand c’est lui qui voit l’avenir." Aragon
Il faut savoir désobéir, 2000, chroniques, L’Harmattan
"Valère Staraselski vient de publier, chez L’Harmattan, Il faut savoir désobéir. C’est dans cette posture que l’auteur revisite la dernière décennie du XXè siècle par le prisme d’articles, d’interventions et de correspondances vives et incisives où se mêlent et se démêlent aussi bien les questions politiques qu’artistiques". Le Passant ordinaire
Garder son âme, 2003, chroniques, Bérénice
"Valère Staraselski rappelle que tous les intellectuels ne s’alignent pas sur l’idéologie officielle, ne s’endorment pas sur l’oreiller du bien-pensant, ne revêtent pas les guenilles de la décadence". Pierre Ysmal, L’Humanité
"Il est des hommes dont les convictions, la pensée et l’engagement politique ne se laissent pas entamer par les accidents, voire les désastres de l’histoire, même si surtout ces accidents étaient prévisibles - et parfois prévus par eux. Des écrivains, des intellectuels auprès desquels chemine encore, comme compagnon de la lucidité, une foi inébranlable et persistante dans la possibilité d’un autre monde, d’un avenir de solidarité et de partage entre les hommes. Ceux-là ne sont pas des engagés médiatiques, des intellectuels TGV, à la recherche frénétique de causes humanitaires ou autres opportunités aptes à faire progresser leur carrière de professionnel de l’indignation ; ceux-là ne vivent ni ne construisent leur création dans une bulle détachée du réel, pas plus que dans celle, convenue, de la dénonciation politiquement correcte des outrages infligés aux Droits de l’Homme. Ils ne se contentent pas de faire des discours du haut de leur piédestal, ou des voyages éclairs sur les théâtres d’opérations chauds - et à la mode ! - de la planète. Ces hommes vivent l’engagement dans leur vie quotidienne, au jour le jour, au milieu des citoyens de cette France dite "d’en bas" ; ils engagent leur pensée et leur action sur la durée, sans dissocier leur création artistique de leur vie et de leur action politique qui exige rigueur, honnêteté, fidélité. Ces écrivains, ces intellectuels sont rares. Valère Staraselski est de ceux-là. Et le présent ouvrage en est la démonstration la plus convaincante." Christian Rome, préface
"Que sans démagogie mais avec une extrême rigueur, Valère Staraselski réhabilite une certaine image, une certaine posture : celle de l’écrivain engagé. L’expression est sans doute datée, elle sert même de repoussoir. Mais Valère Staraselski prouve par ce qu’il écrit qu’un écrivain ne perd pas son âme à témoigner de son temps et à lutter pour des finalités qui dépassent l’écrivain à sa table de travail." Lucien Wasselin, Liberté Hebdo
Voyage à Assise, 2005, récit, Bérénice
"Le 24 janvier 2002, le pape Jean Paul II convoquait pour la deuxième fois une assemblée de prières pour la paix dans le monde à Assise, en Italie. TC avait alors demandé à l’écrivain Valère Staraselski, communiste et athée, d’accompagner un journaliste pour rapporter ses impressions de voyage. Fortement impressionné par ce qu’il a vécu sur place, il écrivit beaucoup plus qu’un reportage. C’est l’intégralité de son texte qui est aujourd’hui publié aux éditions Bérénice sous le titre Voyage à Assise." Luc Chatel, Témoignage Chrétien
En collaboration
Au nom de la loi, 1998, avec Didier Daeninckx, Bérénice
Un siècle d’Humanité, 2004, anthologie avec Roland Leroy, Cherche Midi éditeur
Un siècle de Vie Ouvrière, 2009 avec Denis Cohen (cherche midi)
Ouvrages collectifs
Aragon lisant, 1997, (actes du colloques de Manchester) Digraphe
L’air du temps, 1997, nouvelles, Bérénice
Sous la couverture quelques faits d’hiver, 1997, nouvelles, Droit au logement
Pleine lucarne, 1998, nouvelles, Cadex
Ecrivains Sans papiers, 2002, nouvelles, Bérénice
Pour ne pas vivre idiot, 2001, nouvelles, Sansonnet
Pour vous qui suis-je ?, 2001, Jésus sous le regard de nos contemporains, l’Atelier
Lecture pour tous, 2001, contre le prêt payant en bibliothèque publique, Bérénice
L’aspirine, 2001, nouvelles, Bérénice /La Passe du vent / Espace 34
Cent lettres pour les femmes afghanes, 2002, Calman Lévy
Culture pour tous, 2002, collectif, Bérénice
Acte de naissance, 2003, hommage à Raymond Queneau, La Passe du vent
Manifeste actualiste, 2005, Bérénice
Hôtel Oasis pour Louise Michel, 2006, La Passe du Vent
Petite ceinture, nouvelles de la périphérie, 2006, Arcadia
Aragon politique, 2006, Actes du colloque de Saint-Quentin, Presses Universitaires de Strasbourg
Pris de peur, 2007, Rafaël de Surtis
Préfaces et postfaces
Angelo Cerotti - alarme blanche, 2000, roman, Bérénice
Rosa Luxembourg - Dans l’asile de la nuit, 2002, Domaines de définition
Christian Valléry - 14 Juillet, 2002, Bérénice
Cékoicédimo ?, 2003, 8è semaine de la langue française et de la francophonie, Bérénice
Thierry Renard, Citoyen Robespierre, 2004, Bérénice
L’heure injuste, 2005, recueil de poèmes, La Passe du vent
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